Du Campanile délabré

Du Campanile délabré
Je contemple la mesnie ;
Dérobade lipothymique
D’une présence évanouie.

S’éteint lentement la rumeur du temps
Sous la constellation ancillaire ;
À la mémoire, cramponnée,
Comme à l’espoir ignifère ;

Pauvreté liquide et bonasse
D’une acceptation séide ;
Aride acquiescement de la volonté
Dans l’ombre fraiche et confuse.

Publié par Frédérique Torrès

Comédienne et Metteur en Scène professionnelle. Écriture : Plusieurs adaptations théâtrales à son actif.

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :