Faste du couchant

Faste du couchant
Aux premières lueurs flétri,
Coruscant secret
Fripé par la caresse du temps ;

Éructe d’anathème
Un monde suranné,
Clairvoyance étrécie,
Polysémique sagacité ;

Verbe indécis,
Pampre de l’attente
D’un imputrescible espoir ;

Tanguent les gabarres.

Entropie sur la panoptique balancelle

Entropie sur la panoptique balancelle ;
Inactinique clarté
Ensevelit l’architrave,
Moignon d’une enfance amputée ;

Désœuvrement ou hasard,
Épiphanie sous la pluie grasse ;
Glissade sur la pente de l’amertume,
Phatique litanie lovée dans l’attique ;

Volupté nimbée de neurasthénie ;
Sourire séraphique dans la lumière ouatée,
Signe discret à l’utopie ;
Le brouillard fait surgir des îles éphémères.

Hémorragie temporelle

Hémorragie temporelle
Entretient l’ennui,
Sous la braise des mots
D’un rouge enténébré ;

Brume colorée d’or,
Seille d’un écarlate faraud,
Ensevelit le rongeur comploteur
En son scintillant sillage ;

Nimbus de lumière
Cède enfin à l’automne,
Nue maculée de moisissure
Convoitant la brise.

Houle des mots

Houle des mots
Figée de transe immobile,
Dépouillement ascétique
D’une hypnopompique conscience ;

Oblique horizon
Piqueté de flagornerie,
Matoise ambroisie
Du pédoncule cérébral ;

Déliquescente inertie
Amadoue la gorgone,
Longanimité cisaillée
D’un sirupeux verbiage.

Ombres mouvantes

Ombres mouvantes
Chargées d’opprobre,
Instant aigu,
Extatique atermoiement ;

L’automne verse sa mélancolie,
Hypoxie légère,
Rires sanglotés
Dans l’air atone ;

Croquignolets camouflets,
Vitupérant hourvari
À l’ostracisme voué ;
Regrets d’un jour blême.

Tavelée de souvenirs

Tavelée de souvenirs,
Misère épaisse
Engraissée de vilenie,
Soupire l’apocryphe ;

Sans coup férir,
Transsubstantiation du blâme
En tracasserie mutine,
Le chafouin incline la tête,

Jauge à la dérobade ;
Lanscaille du crachin parisien,
Berceuse émolliente,
Réveille le gastrolâtre.