Houle des mots

Houle des mots
Figée de transe immobile,
Dépouillement ascétique
D’une hypnopompique conscience ;

Oblique horizon
Piqueté de flagornerie,
Matoise ambroisie
Du pédoncule cérébral ;

Déliquescente inertie
Amadoue la gorgone,
Longanimité cisaillée
D’un sirupeux verbiage.

Ombres mouvantes

Ombres mouvantes
Chargées d’opprobre,
Instant aigu,
Extatique atermoiement ;

L’automne verse sa mélancolie,
Hypoxie légère,
Rires sanglotés
Dans l’air atone ;

Croquignolets camouflets,
Vitupérant hourvari
À l’ostracisme voué ;
Regrets d’un jour blême.

Tavelée de souvenirs

Tavelée de souvenirs,
Misère épaisse
Engraissée de vilenie,
Soupire l’apocryphe ;

Sans coup férir,
Transsubstantiation du blâme
En tracasserie mutine,
Le chafouin incline la tête,

Jauge à la dérobade ;
Lanscaille du crachin parisien,
Berceuse émolliente,
Réveille le gastrolâtre.

Teint borniolé

Teint borniolé ;
Discourtoisie des années
Cornaque l’humilité,
Hoquet d’élégance ;

Ciel du soir encagé,
Dispendieux châtiment
De quelque turpitude ;
Bonasserie et résipiscence ;

Madrée pugnacité
D’un ancillaire confiteor ;
Viatique acerbe,
Amère bruyère.

Ressac en sourdine

Ressac en sourdine
Moucheté d’ombres ;
Frondaison alanguie
D’un spasme d’innocuité ;

En sombres corolles s’altère
Une promesse d’infini,
Délictueux escarmouche
D’un débilitant zélote,

Éternelle fébrilité ;
Filandreuse catatonie
Vilipende, morigène ;
Atavisme évaporé.

Centurions maussades

Centurions maussades
D’une aube ténébreuse,
Visage machuré
D’un ineffable battement ;

Noosphérique homélie
Du grand ordonnancement ;
Au temps pour moi…
Cordes sympathiques

Pourfendent le silence,
Trochaïque recension,
Salvateur Duodénum
D’un gidouillant éponyme.

Innocente rodomontade

Innocente rodomontade ;
Raucité d’aède
Exsude la mélancolie
D’une erratique tumescence ;

S’attardent d’évanescents nuages ;
Impavide duègne
Dans la chétive lumière,
Petit cercle de honte,

Laiteuse fluorescence
Absorbe les nuances,
Exhorte à la témérité
Un solipsisme frivole.

Susurrement mousseux

Susurrement mousseux
Soupir mouillé
Lasses dissonances
D’une élusive mémoire ;

Pincée de cendre amère
Sur ces murmures rageurs ;
Thuriféraire prophylaxie
D’obérantes présomptions ;

Célérité d’un éclat
En la verte voussure ;
Cuticule tourneboulée
D’un éther ébrasé.

S’égrène le dernier Angélus

S’égrène le dernier Angélus,
Lumière tremblée sur l’horizon,
Eaux noircies par un soleil plongeant,
Horion d’une promesse non tenue ;

Inclémence adamantine
D’un été avorté,
Tergiversations picrocholines
D’un abstrus tohu-bohu ;

Buissons échevelés s’agitent,
Que voici les lutins sybarites,
Ferblantiers de contre-bourgeons ;
S’estompe le méphitique fortin.

Rêve vernaculaire

Rêve vernaculaire ;
Caustique exécration
Frange d’argent
L’ionosphérique dais ;

Sagace exophtalmie
Déroule d’ondulants solénoïdes ;
Hégémonique revendication
De déroutantes constellations ;

Cillement de paupières,
Râles catarrheux
D’une Némésis
Agitant la chimère.

Affouillement belliciste

Affouillement belliciste,
Synapses rougeoyants,
Pulvérulentes obsessions
En un éthernel dérisoire ;

Humide étincelle,
Magnitude de nos candeurs ;
Douceur des byrophytes,
Ravie au Sempiternel ;

Émollientes balivernes,
À l’hyrcimorphe vespéral ;
Luminescente mansuétude,
Dans un iris de cénote.

Radicelle furtive

Radicelle furtive,
Morbidesse feinte ;
La brume frôle les hautes herbes,
Immobiles comme des ombres ;

Aporie salvatrice,
Célérité légère ;
Soleil éclaboussant l’opaque
De trainées empourprées ;

Goniomètre sournois
Cède à la nonchalance ;
Regard lavé,
Nasse brisée.

Bleu flou des flots

Bleu flou des flots,
Lointain vertige des avens ;
Au vent de rotor,
Espoir rivé à l’hiloire ;

Litote d’un jour blanc,
Séide aveugle ;
Désuète bataille
D’un stator austère ;

Gluante de sérosité,
Suinte la nostalgie,
Plumage carmin
Sur l’horizon fauve.