Passé valdingué

Passé valdingué en ma catalepsie
Comme marée d’équinoxe,
Pandémoniaque écho ;
Orgie de mollesse

Sous un cardé de nimbus,
Brume spectrale
D’une agitation stipendiée,
Codicille d’une antique volonté ;

Aérostière rêverie
M’aspire dans le bleu ;
Pantographe oublié
Dessus la bifide ramure.

Nue inique

Nue inique,
Mouvante myriapode,
Libellistes et sycophantes
Pacagent leurs brassées d’épines ;

Griffures charbonneuses
Sur la ouate des cieux,
Vague et aigu de l’instant ;
Le jour s’éteint ;

Murmures d’animalcules,
Nonchaloir à la brune,
Pyxide acmé
Dans un fouillis d’étoiles.

À bout de souffle

À bout de souffle, une étoile filante s’est éteinte,
Banc de nuages frissonne comme forêt de trembles.
Que ne s’usent les obsessions,
Logorrhéiques scélératesses ;

Souvenirs en essaim,
Plus bruyants que des trombones,
Peuplent la fièvre obsidionale
De séditieuses cantharides ;

Nostalgie obsidienne,
Intarissable péronnelle,
Fais-toi muette
Comme mascaron de fontaine.

Guette le retour du temps

Guette le retour du temps,
Plantée là,
En supination,
Offrant le suc à la poussière ;

Pâle lueur vacille au front de la nuit,
Sagace concaténation,
Insomniaques sornettes,
Fantasme de lycanthropie ;

Volent les ombres tels les oiseaux,
Luisance sur l’asphalte exsudant des pleurs ;
Attente du nocher…
Léger vague à l’âme.

Matutinale musique

Matutinale musique,
Pluie distraite,
Péan accagnant,
Erre de colère…

Disphagie sous la marquise
À l’obsolescence des chimères ;
Brouillard comme très lent nuage
Vibrionne en mouvements d’ombres ;

Aphanoptères pensées,
Proches alliées de la folie,
Accouchent d’un attentisme
En belle déhiscence.

Petrichor dans les ondoyants

Petrichor dans les ondoyants ;
Herbes hautes et chardons,
Pampilles de bruine
Comme moiteur de fièvre ;

La ville se nourrit de l’usure…
Pestilence d’un mesmérisme,
Pentacle brandi face au pavé
Déserté par la peur ;

Nuit projetée à la fenêtre
Pétrifiée par l’hiver,
Collision civilisée,
Atmosphère utérine dans l’Atrium.

Tout est poursuite du vent

Tout est poursuite du vent,
Son de métal tendu ;
Dans un néant brumeux
L’imagination colore l’abîme ;

Les circonstances ont mis les voiles
Et le soleil s’effondre,
Régicide, au sein du conclave ;
Gasp dans un air salin ;

Insectes grignotent les murs,
Vert cristallisé par le gel.
Vivre par la boule de cristal, périr par le verre brisé ;
Verbatim.

Fouets de pluie

Fouets de pluie dans un ciel épais,
Voiles liquides comme étendards du vent ;
Faiseuse de veuves
Sur envolée de catadioptres.

Le temps s’est fait la malle,
Ronces silencieuses comme dents acérées
Grignotent une terre à l’haleine glacée ;
Photons immobiles ;

Cristallin d’une pensée résonne sourdement
Dans un plus que silence,
Clapotis clivé
Sur les berges fripées.

Épiphanie

Épiphanie d’une disparition…
Bruits assoupis,
Espoir infrangible,
Lame de lune rougie ;

Noirceur mâchonnée
D’une psyché assiégée ;
Rugit la bravoure
Au vent spectral ;

Gouttes fumantes,
Diplopie scintillante ;
Les voix s’étirent
Dans une épectase.

Quolibets et anicroches

Quolibets et anicroches,
Trilobites d’un monde déchu ;
De certitudes en mièvrerie
Vaquent les ombres inquiètes ;

Rayon de lune aux paupières
Fond en un glaçage galalithe,
Nappant le paysage pétrifié ;
Flots lourds de paroles…

Crépite la pluie sur le cuivré des trottoirs,
Résonance de tous les combats ;
Ambré d’hubris,
Un arbre dénudé grésille.

Naphte incandescence

Naphte incandescence…
Au fournil du cœur,
La pâte pétrie de l’esprit
Trouve quelqu’un à haïr ;

Blanche gelée poudre les ombres,
Amour en déshérence,
Lumière butyreuse
D’une nostalgie anatife ;

Sur l’iridescente promesse
de rapines vagabondes ;
C’est l’au revoir venteux
À un estran aveugle.

Visages cabossés

Visages cabossés
Éructent une complainte,
Résonance d’âmes
Aux cadenas rouillés ;

Copeau de lune,
Échappé d’astre écarlate,
Nuages amarrés à la tourbe,
Dérive mon vaisseau de brume…

Dans la tiédeur crémeuse,
Paisible argenté du carillon,
Gémit le malengroin,
Ciel creusé, à la cime des cyprès.

Fi des iniquités

Fi des iniquités,
Chicots d’une âme acariâtre ;
Douceur pusillanime
D’une opprobre endogène,

Élingueur de broutilles
Sous la rousse Séléné,
Aphorisme d’une trêve
En un abscons lancinant ;

Au ponton des fourvoiements
Je guette la calembredaine,
Houle badine,
Regimbe d’euphorie.

Psittacisme

Psittacisme d’une vie empêtrée
Ourlée de stupéfaction,
Réflexion marbrée de sophisme,
Avanie d’une existence en suspens ;

Viride brouillard
Au lacis de la conscience,
Dissensions belliqueuses
D’un torve et vain reproche ;

Flotte un têtu parfum arachnéen,
Béatitude d’un imaginaire circiné
Où s’épuisent mânes et sempiternelles,
Gibbeuses meurtrissures de vindicte.

Sémillants souvenirs

Sémillants souvenirs,
Adjuration de tendresse
Sur une sépulture de chromatides ;
Truisme jubilatoire…

Utopie de nostomanie,
Ladre sérendipité…
Suintantes propitiations,
Sardonique frilosité ;

Anaphase consommée,
Levons l’anathème ;
S’épanouissent billevesées,
Élucubrations et Sornettes !

Instant gravide

Instant gravide
Au temps grenu,
Vision chlorotique
D’un automne carencé ;

Babillards braillards
D’une course sans fond,
Escadre perdue
En un brouillard épais ;

Je me fais boute-feu,
Rodomontades au fleuret ;
Ligneuse, sous la voûte ignée ;
Félonie d’un espoir impavide.

Falotes goguenardises

Falotes goguenardises,
Prolégomènes d’un récit sans saveur,
Élégiaque exhalation
D’une hydre opiniâtre ;

J’ai tamisé la fenêtre de peccadille,
Assourdi la clepsydre ;
La gouttière crevée morigène,
Coudoyant le crépusculaire…

Une coulée de soleil
Occultera le brumeux histrion ;
Sacolève, fleur de talipot,
Me ravisse à la rousseur citadine !